03.02.2009
Après le succès du débrayage national...
NAO : la grande farce !
Vendredi dernier, répondant à l'appel national lancé par la section CGT d'ISS AS, de nombreux salariés ont débrayé en fin de service pour peser sur les négociations annuelles obligatoires qui avaient commencé la semaine précédente par une abscence de propositions de la direction.
A Marseille, près de 20 % du personnel a suivi l'appel et à Lyon, où plus de 10 % du personnel est en lutte depuis 2 mois pour l'augmentation des primes, le mouvement n'a pas faibli et a fait jonction avec le débrayage national.
A Paris, même si les statistiques sont difficiles à tenir compte-tenu de la grande étendue de l'établissement et du nombre de salariés (près de 1000 salariés !), les remontées font état de nombreux sites touchés partiellement ou totalement et ce, malgré les pressions voire la corruption de l'encadrement (un chargé de clientèle a même été surpris à proposer des primes à ceux qui ne suivraient pas le mouvement !!!!!!!!) . Et surtout, nombreux nous font part de leur volonté de remettre ça si cela s'avère nécessaire !
C'est dans ce contexte que s'est ouvert aujourd'hui la deuxième réunion de négociation annuelle obligatoire sur les salaries.
Une proposition est sortie du chapeau de la direction : elle annonce nous allouer un "budget" (2 % de la masse salariale) qu'elle nous propose de "négocier" ensemble quant aux modalités de son attribution.
Pour la CGT, 2 % d'augmentation de salaires qui seront ravalés par l'inflation et annulés par l'augmentation du SMIC cet été, c'est évidement très loin de satisfaire les besoins légitimes des salariés d'ISS/AS ! Même si l'indécence de cette "proposition" nous choque tous, il est évident que nous tenterons quand même de sauver ces 2 % en privilégiant les bas salaires et en exigeant de les percevoir EN PLUS de l'augmentation annuelle du smic (on ne se fera pas avoir une deuxième fois...).
Mais malgré cela, 2% d'augmentation, de la part d'une entreprise dont le seul pôle services a fait 630 millions d'Euros de chiffre d'affaire en 2008, c'est quand même carrément insulter les salariés !
Des salariés qui s'enfoncent progressivement dans la précarité au sein d'une entreprise qui, derrière son image strass et paillettes, cache des conditions de travail qui se dégradent pour des métiers qui ne sont pas reconnus (SMIC horaire, pas d'ancienneté, pas de 13° mois...).
Encore une fois, seule la mise en place d'un rapport de force puissant en faveur des salariés par la grève et la mobilisation du plus grand nombre, sera susceptible de nous permettre d'arracher notre du : l'augmentation de notre pouvoir d'achat et des meilleures conditions de travail.
Nous continuerons de vous tenir informés des résultats de ces "négociations" mais d'ici là, soyez prêts à répondre encore plus nombreux aux prochains appels à la mobilisation pour donner à la CGT la force d'obtenir plus et mieux pour nous tous !
22:47 Publié dans Mobilisations | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Commentaires
Pourquoi, compte tenu des bénéfices générés en 2008, ne pas proposer lors de la NAO et pour chaque salarié, le versement d'interressement ou de participation aux bénéfices en plus de l'augmentation de 2% du salaire.
Cette proposition a de grande chance de passer et elle augmenterait de manière sigificative notre pouvoir d'achat.
Je pense que Charlestown fait partie de ce cas de figure (ci-dessous article sur la participation et l'interressement) :
"1 : La participation / L’intéressement
Les salariés des entreprises d’au moins 50 salariés bénéficient du régime légal obligatoire de la participation aux résultats de l’entreprise institué en 1967. Les salariés peuvent de plus bénéficier facultativement du régime de l’intéressement financier aux performances de l’entreprise institué en 1959.
Présentation des régimes
La participation
La participation aux résultats de l’entreprise est obligatoire dans les entreprises dont les effectifs atteignent 50 salariés. Les entreprises de moins de cinquante salariés peuvent s’y soumettre volontairement.
Tous les salariés peuvent bénéficier de la participation, les dirigeants sociaux n’en bénéficiant que s’ils cumulent un contrat de travail avec leur mandat social. La condition d’ancienneté exigée ne peut être supérieure à trois mois.
La mise en place de la participation résulte d’un accord qui en cas d’absence entraîne l’application d’un régime subsidiaire où aucune condition d’ancienneté ne peut être exigée, et où une répartition proportionnelle aux salaires, ainsi qu’une indisponibilité de huit ans sont prévues. Dans ce cas la provision pour investissement est impossible.
La réserve spéciale de participation (RSP) se calcule selon la formule légale suivante :
RSP = ½ (Bénéfice net de l’exercice – (5 x capitaux propres/100) x (masse salariale brute / valeur ajoutée).
Les entreprises obligatoirement soumises au régime de participation qui appliquent une formule dérogatoire peuvent opérer une provision pour investissement à hauteur du 50% du supplément de réserve obtenu par rapport à une RSP de droit commun.
L’accord de participation peut prévoir une autre formule tant qu’elle garantit des avantages au moins équivalents.
La répartition de la RSP doit être réalisée de manière uniforme, proportionnelle soit aux salaires perçus soit à la durée de présence, ou en fonction de plusieurs de ces critères.
Le montant des droits attribués à un même salarié ne peut excéder les ¾ du plafond annuel de la sécurité sociale (soit 23,301€ en 2006).
Les droits sont bloqués 5 ans. Les salariés peuvent obtenir leurs droits avant l’expiration de la période d’indisponibilité dans 9 cas prévus par la loi (ex : mariage ou conclusion d’un Pacs, acquisition ou agrandissement de la résidence principale).
La réserve de Participation peut être placée sur un compte courant bloqué, sous formes d’actions ou d’obligations de l’entreprise, dans un fonds commun de placement ou enfin sur un Plan d’Epargne Entreprise.
La participation est exonérée d’impôt sur le revenu et de cotisations sociales mais amputée de la CSG et le CRDS à hauteur de 97% de son montant.
L’intéressement
Facultatif, ce régime suppose la mise en place d’un accord valable trois années.
L’intéressement, qui ne peut se substituer à un élément de rémunération obligatoire ou en vigueur dans l’entreprise, doit être collectif, c'est-à-dire que tous les salariés doivent pouvoir bénéficier du régime. Si le régime n’inclut pas tous les salariés visés, l’Urssaf pourra réintégrer les primes dans l’assiette des cotisations.
La durée d’ancienneté exigée ne peut excéder trois mois.
La formule de calcul est liée aux résultats ou aux performances de l’entreprise et doit présenter un caractère aléatoire.
Les sommes versées au titre de l’intéressement, ne sont pas soumises aux charges sociales mais supportent la CSG et la CRDS. Elles sont fiscalement déductibles pour l’entreprise et assujetties à l’impôt sur le revenu sauf si elles sont bloquées.
Le montant global des primes distribuées est plafonné annuellement à 20% du total des salaires bruts. Il existe également un plafond individuel égal à la moitié du plafond annuel de sécurité sociale (soit 15,534€ en 2006).
La répartition peut se faire uniformément, proportionnellement aux salaires ou proportionnellement à l a durée de présence. Ces critères peuvent être cumulés."
Cordialement,
Melle Gazeaux
Écrit par : Gazeaux Diane | 04.02.2009
Iss-as reverse de l'argent à ISS holding, donc les actionnaires gagnent de l'argent, avec issas, mais ISSAS ne fait pas de bénéfice cela n'est donc pas intéressant pour nous.
Écrit par : Révolté | 04.02.2009
Je ne comprends plus rien dans l'article il est écris que Charlestown sur l'année 2008 à généré des bénéfices et maintenant on me dit qu'il n'en font pas !
Écrit par : Gazeaux Diane | 05.02.2009
Les commentaires sont fermés.